Informations sur l'auteur
La Pointe des Mares
Description
Vous traverserez les marais arrière-littoraux du nord-est Cotentin. La plus grande mare s'étend sur 14 ha et comprend un petit plan d'eau bordé de roselière. Ces formations abritent nids et couvées de nombreux oiseaux. Veillez à la préservation des nids de gravelots sur les hauts de plage pendant la randonnée.
Non loin du circuit, ne manquez pas le moulin à eau de Marie Ravenel (circuit n°10 "Marie ravenel").
Information complémentaire
Informations pratiques
Départ du parking de la place Casimir Noel juste au nord de l'église de Réthoville. Contournez l'église par la gauche et prenez à droite vers le hameau Les Blonds.
Suivez le circuit selon le sens des aiguilles d'une montre.
Balisage jaune.
Circuit moyen. Le long du littoral, le passage dans les galets et le sable rend la marche difficile. 20m de dénivelé positif.
Vous retrouverez ce circuit dans le topoguide " Hors des Sentiers Battus " de l'Office de tourisme du Cotentin.
Circuit accessible en bus : se rendre à l'arrêt RETHOVILLE Carrefour Saint-Martin - La Vierge (à 300 m du départ) (plus d'infos sur capcotentin.fr)
Comment m'y rendre ?
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Informations techniques
PLAN IGN
PHOTOS AERIENNES / IGN
CARTE DES PENTES (PLAN IGN)
PARCELLES CADASTRALES
OPEN STREET MAP
Point de départ
Points d'intérêt et informations parcours
Un clocher avec une fonction militaire
L'église Saint-Martin se reconnaît de loin à son clocher carré, massif, terminé par une plateforme à balustrade. Il a été édifié au XVIIe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande va s'en servir de poste d'observation. La dentelle en granite de la balustrade est alors noyée dans du béton. Son aspect actuel fait penser à un blockhaus.
L'architecture typique de Normandie
Le matériau de construction, typique du Val de Saire, est le granit rose dit de Barfleur. Il était extrait des carrières avoisinantes telles Cosqueville, Maupertus ou bien Fermanville. Les toitures étaient réalisées en lauze de schiste. La pierre bleue, comme on l'appelle ici, était extraite aux alentours de Cherbourg. Les pierres étaient chevillées entre elles suivant la technique du 2/3-1/3 (2/3 de la pierre sont en dessous de celle du dessus afin qu'on ne voit qu'1/3). Cela nécessitait des charpentes extrêmement solides capables de supporter + de 100 km au m².
Les marais arrière-littoraux
Ces zones marécageuses ont pour origine des vallons creusés il y a plusieurs milliers d'années au-dessous du niveau de la mer. Puis, un cordon sableux s'est formé, gênant l'écoulement des ruisseaux vers la mer. L'eau est ainsi retenue et forme des étangs qui se sont comblés au fil des années et qui se transforment en marais.
Le tadorne de Belon
Grâce à la diversité des habitats; les marias littoraux abritent une grande diversité. Le marais de Vrasville-Réthoville, notamment, est la meilleure zone ornithologique. On y retrouve une multitude d'espèces animales, allant des amphibiens jusqu'aux libellules en passant par les oiseaux. Parmi eux, le Tadorne de Belon, une espèce protégée en France, est facilement reconnaissable à ses couleurs vives et à l'importance du blanc dans son plumage.
Une défense militaire au fil des siècles
A côté des batteries de la Seconde Guerre mondiale, on peut voir quelques ruines de l'ancien fortin de Réthoville. Il s'agissait d'une batterie semi-circulaire de 12 mètres de diamètre qui pointait vers la mer deux canons. Construit en 1756 avec six autres pendant la guerre de sept ans, ce fortin est installé à 6 mètres au-dessus du niveau de la mer. Aujourd'hui ne subsiste que celui de Vauville dans la Hague.